Détecter et eviter le triangle de Karpman (Persécuteur, Sauveur, Victime)

Le triangle de Karpman, connu également sous le nom de triangle dramatique, est un triangle représentant les relations entre trois rôles d’un jeu psychologique dangereux : le Persécuteur – le Sauveur – la Victime. Ces rôles sont tout-à-tour endossés par les participants. Il est donc essentiel, en tant que manager, de le détecter, d’en informer nos collaborateurs  et de désactiver ses codes afin de revenir sur une communication responsabilisante, respectueuse et dénuée de manipulation et de croyances limitantes.

victime bourreau sauveur sortir du cercle

Comme le résume parfaitement Christel Petitcolin dans son livre « Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? » :

Le Persécuteur/Bourreau attaque, brime, humilie, donne des ordres et provoque la rancune. Il considère la victime comme inférieure.

Le Sauveur étouffe, apporte une aide inefficace, crée la passivité par l’assistanat. Il considère aussi la victime comme inférieure et lui propose son aide, à partir de sa position supérieure.

La Victime apitoie, attire, énerve, excite. Elle se positionne comme inférieure et cherche un Sauveur ou un Persécuteur pour conforter sa croyance.

Triangle de Karpman
Extrait de « boostez votre parcours professionnel avec le mind mapping »

Notons que ces rôles ne sont pas figés, ils sont interchangeables, parfois plusieurs fois dans une même journée.

Ce type de jeu est néfaste pour les individus et les relations. Il est donc important :

  1. d’en prendre conscience

  2. d’en sortir

  3. de refuser toute proposition de rentrer dans ce type de relation

 

Sortir du triangle

Pour sortir de ce jeu psychologique, il est essentiel de se recentrer sur nos propres besoins. Puis de s’exprimer de telle manière que les autres ne ressentent pas de culpabilité, de peur, de honte,…

Pour cela, une discipline s’impose : la communication non violente (cnv) de Marshall B. Rosenberg.

Elle s’articule autour de 4 bases : OSBD

O comme Observation

Observez mais ne faites pas de jugement de valeur et ne généralisez pas.

A éviter :  » Tu es tout le temps en retard/désagréable/triste ».

Préférez plutôt : « Nous avions rendez-vous à 18H. Il est 18H15. J’aurais aimé être averti de ton retard. »

S comme Sentiment

Exprimez ce que vous ressentez, partagez vos émotions.

Par exemple : « Quand j’entends ces mots, je me sens rabaissé et triste. » « Je suis triste,… »

B comme Besoin

Derrière chaque émotion, se cache un besoin satisfait (sentiment positif) ou insatisfait (sentiment négatif).

Les besoins sont à la base de la CNV car « les jugements portés sur autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis ».

Les identifier, c’est s’inscrire dans une action réparatrice.

 

D comme Demande

C’est la dernière étape de CNV. Il s’agit d’exprimer une demande. N’attendons pas que les autres devinent nos besoins, exprimons-les. Ainsi nous évitons de porter des jugements hâtifs autant que faux sur ceux qui nous entourent. Rappelons-nous aussi que reprocher n’est pas demander !

Par GwalarnTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

 

Références :

Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? de Christel Petitcolin

« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » de Marshall B. Rosenberg

« Boostez votre parcours professionnel avec le mind mapping »

« Êtes-vous ce que vous voulez êtres ? » de Camille Lagrenaudie et Alexandre Bernhardt.

« Des jeux et des hommes » d’Eric Berne

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